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samedi 9 mars 2013


Nos profs publient...

 
Publication d’une nouvelle de Louis Hébert
 
Hébert, Louis

Une nouvelle de Louis Hébert, professeur dans nos programmes de lettres, vient de paraître dans le dernier numéro de la revue Art le sabord.

Extrait :

La procession

C'était une grande ville pleine d'animation, n'importe quel étranger y était admis. C'était avant l'invitation. Maintenant, il n'y a rien, les badlands partout avancent et ma résilience pisse l'huile…
* * *

Ce n'était pas une route pour les orteils pantouflards, que non. Elle se trouvait jonchée d’éclats de rires, d’épines de Damoclès, d’échardes pré-putréfiées, de simples cailloux coupants.

Et, surtout, le gros grelot de l’enfant fou qui chauffe la caboche, le soleil. Pourtant, personne n'avait soif des quelques oasis de liqueurs douces, et tous avaient faim, une faim des entrailles.
 
La procession filait cahin-caha, une sandale après l’autre. Des personnes malvoyantes et invisibles donnaient des crocs-en-jambe, des singes des sables riaient des marcheurs dans des dialectes inconnus. La procession continuait. Imperturbable. Des fées – jolies espiègles – assassinaient la plupart et plus, si bien qu'à la fin il n'en restera que des millions, à la queue leu leu. Comme des chenilles légionnaires, les processionnaires.

Louis Hébert, (2013), « La procession »,
Art le sabord, 94, février, p. 6-10.

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