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vendredi 21 septembre 2012

L'un de nos professeurs au Baccalauréat en lettres et création littéraire publie un deuxième roman




Martin Robitaille, écrivain et professeur en littérature française et en création littéraire à l'Université du Québec à Rimouski, vient de publier son deuxième roman, En chemin je t'ai perdu, aux Éditions Druide, dans la nouvelle collection "Écarts".




- Bon, je vais vous le dire : je n'en ai pas la moindre idée et je n'ai jamais cherché, encore, à le savoir. Pourquoi j'écris... Jim Harrison dit qu'il écrit pour continuer à être un fleuve inexploré. Stephen King pense qu'écrire sert à enrichir la vie de ceux qui liront vos ouvrages... Kundera veut croire à cette illusion selon laquelle on écrit parce qu'on a à dire ce que personne d'autre n'a dit. Bosquet écrivait pour se débarrasser de lui-même. Kennedy et Auster écrivent pour raconter des histoires... Vous voyez, il y a autant de raisons qu'il y a d'écrivains. Je pense que ma préférée est celle de Kundera.
- Pourquoi donc ?
- Nous avons vraiment cette conversation, là?
-Allez-y.
- Bon... Comment expliquer ça? Je pense qu'écrire de la fiction, c'est d'abord et avant tout chercher à émouvoir quelqu'un, n'importe qui, plus qu'à enrichir la vie des autres, même si ce qu'affirme Stephen King n'est pas faux non plus. Tout le reste est un peu de la foutaise. Mais écrire est peut-être surtout un acte de foi, au-delà ou en deçà de tout le reste. Il faut croire à la possibilité d'une voix nouvelle, qui dit les choses autrement.
 
Martin Robitaille, En chemin je t'ai perdu, Montréal, Druide, 2012, p. 43. 

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