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samedi 24 novembre 2012

Conférence

Un écrivain au Département
des Lettres et humanités de l'UQAR




M. Samuel Archibald, écrivain,
sera présent à l'UQAR
pour une rencontre-causerie
le 28 novembre 2012, 9h30
local J-120
dans le cadre du cours
Atelier d'écriture : récit
assuré par Mme Kateri Lemmens
 

Notice biobibliographique de l'auteur :

Samuel Archibald est né en 1978 à Arvida. Il quitte le Saguenay après le déluge de 1996 et s’installe à Montréal juste à temps pour le verglas massif de 1998. Il passe l’essentiel des dix années suivantes à étudier, et vit en Europe de 2007 à 2009. Depuis son retour au Québec, il est professeur à l’UQAM, où il enseigne le roman policier et de science-fiction, le cinéma d’horreur, la culture populaire contemporaine et la création littéraire. En 2012, sa première œuvre de fiction, Arvida, remporte le Prix des Libraires et le Prix Coup de Cœur Renaud-Bray. Il est également l’animateur, avec Antonio Dominguez Leiva, de Pop-en-Stock, le bazar d’études sur la culture populaire, et chroniqueur à l’émission Médium Large de Radio-Canada.
 
Tous les étudiant(e)s du département sont les bienvenu(e)s!

jeudi 8 novembre 2012

Faits saillants

Une professeure du Module des lettres
remporte un prix littéraire

 
 
 
Camille Deslauriers, professeure en création littéraire,
est
lauréate du
Prix littéraire AQPF-ANEL 2012
dans la catégorie "Nouvelles",
pour son son recueil
Eaux troubles
 
 
 
 

mardi 30 octobre 2012

Conférence

Une écrivaine au Département
des Lettres et humanités de l'UQAR



Mme Hélène Lépine, romancière

(Kiskéya - chroniques de l'envers d'une aîle;
Le vent déporte les enfants austères;
Un léger désir de rouge)


et poète

(Les déserts de Mour Avy)
 
donnera une conférence sur son parcours
d'écrivaine et ses processus créateurs
le 7 novembre 2012, à 13h15
local K-245
 
dans le cadre du séminaire
Théories et pratiques du travail créateur LET7908
assuré par Mme Camille Deslauriers


Tous les étudiant(e)s du département sont les bienvenu(e)s!

dimanche 28 octobre 2012

Conférence

Un écrivain au Département

des lettres et humanités de l'UQAR


M. Normand de Bellefeuille
romancier
(Nous mentons tous,
Monsieur Isaac),
nouvellier
(Ce que disait Alice,
Votre appel est important),
poète
(La marche de l'aveugle sans son chien,
Obscènes, Les grandes familles,
Dans la conversation et la
diction des monstres,
Un visage pour commencer,
Chroniques de l'effroi,
Le texte justement)
essayiste
(Le livre du Devoir
directeur littéraire


 
donnera une conférence sur
"Le métier d'écrivain"
dans le cadre du cours
Séminaire d'écriture I
assuré par Martin Robitaille
le vendredi, 2 novembre 2012,
de 13h à 14h30
au local K-245

vendredi 26 octobre 2012

Conférence

Un écrivain au Département
des lettres et humanités de l'UQAR


En plus d'être l'invité d'honneur
du Salon du livre de Rimouski
le samedi 3 novembre prochain,
Yvon Rivard sera présent à l'UQAR
le mercredi 31 octobre à 13h30
(local E-408)
afin de parler de son tout nouvel essai
«Aimer, enseigner»!


 
Après 35 ans d’enseignement
de la littérature,
Yvon Rivard
réfléchit sur ce métier
qui en est un idéalement
de partage et d’éveil du désir.
Si l’enseignement
est une histoire d’amour,
c’est que la connaissance
et l’amour obéissent
au même désir inconscient
d’échapper à la mort
en laissant le mystère
du monde, la beauté et l’étrangeté
des êtres et des choses,
élargir le regard et la pensée.
 
«Plus le professeur éveille ce désir,
plus il s'expose à être pris
et à se prendre pour Dieu».
 
 L’auteur aborde ici la question
risquée de l’éros pédagogique
en s’appuyant sur des œuvres
qui toutes se posent, au fond ,
la question du bien et du mal.

mercredi 24 octobre 2012

Invitation - Lancement


 
Lancement du 2e roman
de Martin Robitaille
 
écrivain et professeur
au Module des lettres de l'UQAR
 
Mercredi, 24 octobre 2012
17h à 19h
Librairie L'Alphabet
120, St-Germain Ouest, Rimouski

jeudi 4 octobre 2012


Invitation - Lancement




Lancement du 20e numéro de la revue Caractère,

revue de création littéraire

des étudiants en lettres de l'UQAR,

Mercredi, le 10 octobre, 20h

au Baromètre de l'UQAR


"Au menu : Ambiance festive,
lectures de textes à micro ouvert et
excellente musique avec Les Pitounes (oui oui!),
un groupe formé d’Éric Normand,
Patrick-Guy Desjardins et Stéphane Perron,
qui ont mis en chanson les poèmes de Gérald Godin.
Vraiment, c’est à ne pas manquer!"

vendredi 28 septembre 2012

Joanie Lemieux, étudiante à la maîtrise en lettres (cheminement recherche-création) de l'UQAR,
lauréate du 28e Prix du Jeune Écrivain

 
 
Avec sa nouvelle littéraire "Sous le grand X",
Joanie Lemieux vient de se classer parmi les 13 lauréats
du Prix du Jeune Écrivain de langue française
,
"le prix littéraire le plus convoité des jeunes qui éprouvent,
selon les termes de Roger Vrigny, le besoin d'écrire" (
http://www.pjef.net/).
Elle verra sa nouvelle publiée dans le
recueil des textes primés, aux éditions Buchet Chastel.

La remise officielle des prix aura lieu à Muret
(Haute-Garonne, France),
le vendredi 29 mars 2013.

dimanche 23 septembre 2012

Une écrivaine au Département
des Lettres et humanités de l'UQAR




Mme Christiane Lahaie, nouvellière (Insulaires, Hôtel des brumes),
romancière (La cour intérieure, Chants pour une lune qui dort)
et essayiste (Ces mondes brefs, Dictionnaire des personnages québécois, Les personnages du théâtre québécois, Les classiques québécois)
 
donnera une conférence sur son parcours d'écrivaine et ses processus créateurs
 
le 25 septembre 2012, à 13h15
local J-480
 
dans le cadre du cours Atelier d'écriture : récit CRE10010 assuré par Mme Kateri Lemmens
et du séminaire Théories et pratiques du travail créateur LET7908 assuré par Mme Camille Deslauriers

vendredi 21 septembre 2012

L'un de nos professeurs au Baccalauréat en lettres et création littéraire publie un deuxième roman




Martin Robitaille, écrivain et professeur en littérature française et en création littéraire à l'Université du Québec à Rimouski, vient de publier son deuxième roman, En chemin je t'ai perdu, aux Éditions Druide, dans la nouvelle collection "Écarts".




- Bon, je vais vous le dire : je n'en ai pas la moindre idée et je n'ai jamais cherché, encore, à le savoir. Pourquoi j'écris... Jim Harrison dit qu'il écrit pour continuer à être un fleuve inexploré. Stephen King pense qu'écrire sert à enrichir la vie de ceux qui liront vos ouvrages... Kundera veut croire à cette illusion selon laquelle on écrit parce qu'on a à dire ce que personne d'autre n'a dit. Bosquet écrivait pour se débarrasser de lui-même. Kennedy et Auster écrivent pour raconter des histoires... Vous voyez, il y a autant de raisons qu'il y a d'écrivains. Je pense que ma préférée est celle de Kundera.
- Pourquoi donc ?
- Nous avons vraiment cette conversation, là?
-Allez-y.
- Bon... Comment expliquer ça? Je pense qu'écrire de la fiction, c'est d'abord et avant tout chercher à émouvoir quelqu'un, n'importe qui, plus qu'à enrichir la vie des autres, même si ce qu'affirme Stephen King n'est pas faux non plus. Tout le reste est un peu de la foutaise. Mais écrire est peut-être surtout un acte de foi, au-delà ou en deçà de tout le reste. Il faut croire à la possibilité d'une voix nouvelle, qui dit les choses autrement.
 
Martin Robitaille, En chemin je t'ai perdu, Montréal, Druide, 2012, p. 43. 

Une étudiante de l'UQAR publie un recueil de nouvelles




Stéphanie Pelletier, l'une de nos étudiantes au Baccalauréat en lettres et création littéraire à l'Université du Québec à Rimouski, vient de publier Quand les guêpes se taisent, un premier recueil de nouvelles, aux renommées éditions Leméac.

Elle a juste besoin d'un signe. Pour lui montrer que je suis vivante, encore de ce monde et pas disparue dans ma douleur à jamais, ni remplacée par elle. Elle veut que je lui montre que je suis encore en mesure de communiquer avec le monde extérieur.
 
- Ça va aller, maman.
 
J'ai ta mort coincée entre les dents, mais "ça va aller", c'est ce que maman veut entendre et, au bout du compte, c'est aussi la vérité. Je garde ma tête appuyée contre la fenêtre. Je sais que ta perte va me pousser à écrire. C'est déjà commencé.
 

Stéphanie Pelletier, "Trois sous et une étincelle", Quand les guêpes se taisent, Montréal, Leméac, 2012, p. 109.






jeudi 5 avril 2012

Le baccalauréat en lettres et création littéraire: une année significative en termes d’activités et d’auteurs invités

Professeurs et étudiants ont notamment accueilli, l’automne dernier, l’écrivaine et éditrice Mélanie Vincelette et plus récemment, en février, l’auteure montréalaise Perrine Leblanc. Son premier roman, L’homme blanc, a gagné entre autres le Prix du Gouverneur Général et le Grand Prix du livre de Montréal et sera bientôt publié chez Gallimard. Elle était présente le 7 février dernier pour rencontrer les étudiants en création littéraire et leur parler de sa vision de la littérature et de son expérience en tant qu’éditrice chez Leméac.

Des étudiants en lettres et création littéraire ont d’autre part organisé une Nuit d’Écriture qui avait lieu dans la nuit du 27 au 28 janvier dernier au Café l’Auriculaire de l’UQAR. L’événement littéraire rassemblait une quarantaine de passionnés de création littéraire du Cégep et de l’UQAR qui se sont adonnés à différents ateliers d’écriture et ce, entre 20h et 8h le lendemain matin. Ces ateliers ont été animés par différentes personnalités littéraires de la région, dont Voro, bédéiste de renommée internationale et Martin Robitaille, écrivain et professeur de lettres à l’UQAR.

Jean-Simon DesRochers, l’auteur des romans La Canicule des Pauvres et Le Sablier des Solitudes, a donné deux ateliers au courant de la nuit, en plus d’avoir rencontré, à la fin de la nuit, les participants qui désiraient avoir quelques conseils d’écriture. L’écrivain Dany Laferrière, récipiendaire d’un doctorat honorifique de l’Université du Québec sous l'égide de l'UQAR, au mois d’août 2010, s’est d’ailleurs présenté lors des premiers ateliers pour soutenir les participants et discuter de création littéraire. Il était l’invité d’un midi causerie la même journée, ouverte à toute la population rimouskoise.

Cette Nuit d’Écriture a été organisée par les étudiants en lettres pour souligner le 20e anniversaire de la revue littéraire étudiante de l’UQAR, Caractère, qui lancera son prochain numéro en avril prochain. Infos : http://revuecaractere.wordpress.com.

Source : Uqar Info : http://www.uqar.ca/uqar-info/une-annee-bien-remplie-pour-les-etudiants/

lundi 5 mars 2012

Concours du Festival images et lieux


Maniwaki, 5 mars 2012– Le comité organisateur du Festival Images et Lieux (FIL) de Maniwaki et Vallée-de-la-Gatineau est fier d’annoncer la relance du concours de courts métrages Images et lieux sous le thème « Le cinéma rural, sur les traces de nos ancêtres!».

Les œuvres soumises au concours devront être en lien avec la thématique du Festival Images et Lieux : Qu’il s’agisse de courts métrages visant à promouvoir les grands espaces, à souligner des problématiques reliées au développement des régions, à présenter la culture et les gens qui vivent ou ont vécu en ruralité, ou à mettre en valeur les particularités des lieux qui nous entourent, le sujet évoqué doit être à caractère rural.

Le dossier de candidature (formulaire d’inscription, copie de film de sélection, documents complémentaires) doit parvenir au comité de sélection au plus tard le 7 septembre 2012. La copie de diffusion du film sélectionné (DVD) doit nous parvenir au plus tard le 1er novembre 2012.

Vous trouverez ci-joints le formulaire d’inscription et les règlements du concours. Les formulaires sont disponibles également sur le site web du FIL www.imagesetlieux.ca.

Deux prix seront remis au terme de ce concours lors du Festival Images et lieux qui se déroulera à Maniwaki et Vallée-de-la-Gatineau du 15 au 18 novembre  2012 : Le Prix Gilles-Carle (bourse de 2000$)  et le Prix du public (bourse de 500$).

vendredi 10 février 2012

Appel de textes pour la revue Zinc: femmes fatales

Appel de texte
Thème : Femmes fatales
Date de tombée : 15 mars 2012-02-05

Pour l’auteur Julien Gracq, « Si la littérature n’est pas pour le lecteur un répertoire de femmes fatales et de créatures de perdition, elle ne vaut pas qu’on s’en occupe ». Alors employons-nous à inventer une littérature digne d’intérêt et partons à la recherche des sirènes, des empoisonneuses, des vampires, des Amazones et des Bond Girls : nous voulons des nouvelles, essais, récits, poèmes, photos et illustrations pour un numéro spécial sur la femme fatale.

Faites l’inventaire de leurs victimes, révélez-nous ce qu’elles mangent pour avoir de si beaux yeux et levez le voile sur leurs tactiques de séduction.

Envoyez-nous vos soumissions par courriel à : revuezinc@gmail.com. Les textes doivent compter entre 5 et 10 pages (double interligne). Toutes les soumissions doivent être accompagnées d’une notice biographique et de votre adresse postale.

Source : Revue Zinc

mercredi 1 février 2012

Conférence-causerie avec Perrine Leblanc: changement de local

La conférence-causerie avec Perrine Leblanc aura lieu le mardi 7 février 2012 à 13h15 au local G-316 de l’Universitédu Québec à Rimouski.

mardi 31 janvier 2012

Une conférence-causerie de Perrine Leblanc


Perrine Leblanc viendra discuter avec nous de son parcours de création, de son travail dans le milieu de l'édition et, bien sûr, de son roman L'homme blanc qui vient d'être publié dans la collection «Blanche» chez Gallimard sous le titre Kolia et qui a été maintes fois salué tant par la critique que par les lecteurs et qui s'est mérité de nombreux prix littéraires (Ville de Montréal, Gouverneur Général), etc.

La conférence-causerie avec Perrine Leblanc aura lieu le mardi 7 février 2012 à 13h15 au local E-304 de l’Université du Québec à Rimouski.

Née à Montréal en 1980, où elle habite toujours, Perrine Leblanc a grandi à Victoriaville. Diplômée en lettres de l’Université Laval et de l’Université de Montréal, elle a été tour à tour professeure de flûte traversière, journaliste littéraire, correctrice et réviseure. Elle a travaillé au Service éditorial de Leméac pendant quatre ans. Elle est éditrice et travaille à son prochain roman. L’homme blanc, Grand prix du livre de Montréal, gagnant du Combat des livres de Radio-Canada et prix littéraire du gouverneur général du Canada, a paru sous le titre Kolia, à l’automne 2011, dans la collection « Blanche » des éditons Gallimard. La traduction anglaise devrait paraître en 2013.

mardi 24 janvier 2012

Les mots à la dérive. Concours littéraire 2012 « Figure de proue…»

Un concours destiné à tous les écrivains amateurs n'ayant pas encore été publiés par une maison d'édition. Sont invités à y participer tous les gens inspirés par une histoire vécue ou imaginée sous le thème « Figure de proue…». Le texte doit être original et rédigé en français; il ne doit pas dépasser 1 500 mots à 1.5 interligne. Le nombre de mots doit être inscrit à la fin du texte. Il peut adopter toute forme littéraire. Une même personne ne peut remporter un premier prix deux années consécutives. Les textes devront être expédiés au bureau de la Fête des chants de marins par courriel (chants.marins@globetrotter.net) et le chèque par la poste au plus tard le lundi 2 juillet 2012. Les frais d'inscription sont de : 20 $ pour les adultes et gratuits pour les 20 ans et moins (Volet Relève). Ces derniers doivent inscrire leur date de naissance.

Ceux qui voudraient avoir une idée de la qualité des textes primés les années passées peuvent se procurer le recueil intitulé Les mots à la dérive publié récemment. Ils auront beaucoup de bonheur à le lire. On peut le commander par la poste ou par courriel au bureau de la Fête pour la somme de 22 $ (frais de poste inclus).

Un jury composé de trois personnes ayant une compétence reconnue en littérature formera le comité de sélection. Prix des auteurs : Prix « Vaste Océan » 300 $, prix « Douce Mer » 200 $, Prix « Grand Fleuve » 100 $ (volet Relève). Les textes gagnants seront lus devant public après la dictée maritime qui se tiendra le dimanche 19 août 2012. Veuillez prendre note que la Fête se réserve le droit de publier ultérieurement les textes gagnants du concours comme elle l'a fait avec le recueil Les mots à la dérive en 2008; et ceci avec la permission des auteurs.
Concours littéraire La Fête des chants de marins
Case postale 905
Saint-Jean-Port-Joli (Québec)
GOR 3GO
Tél. : 418-598-9465

lundi 23 janvier 2012

Dany Laferrière à l'UQAR

Causerie avec Dany Laferrière animée par Évelyne Deprêtre (doctorante en lettres), le vendredi 27 janvier à 13h30 au local C-415 de l’UQAR. Tous et toutes sont les bienvenus...

mercredi 11 janvier 2012

Nuit d'écriture 2012

Le vendredi 27 janvier 2012, de 20 h à 8 h, aura lieu la première Nuit d’écriture de l’Université du Québec à Rimouski.

Organisée par la revue littéraire étudiante Caractère, la Nuit d’écriture 2012 est une occasion unique pour les étudiants de l’UQAR et du Cégep de Rimouski de paufiner leur plume via une série d’ateliers pluridisciplinaires où ils pourront apprendre et mettre en pratique plusieurs techniques d’expression. Plus de 10 ateliers seront ainsi proposés aux participants, notamment sur la poésie, le théâtre, la bande dessinée, le conte, la photo, la nouvelle, l’écriture érotique, etc. Dans une ambiance feutrée, les ateliers seront animés par plusieurs personnalités du milieu uqarien, rimouskois et national. En effet, la Nuit d’écriture accueillera un auteur québécois de renommée internationale, Jean-Simon DesRochers. Écrivain et artiste multidisciplinaire, Jean-Simon DesRochers a reçu de nombreux prix pour ses romans, recueils de poésie et livres d’artiste, et participe à de nombreuses lectures publiques. Enfin, reprenant le concept du Marathon d’écriture du Cégep de Rimouski, les participants auront le choix de remettre un texte aux organisateurs afin d’être publié dans un numéro spécial de la revue Caractère en avril 2012. Les activités auront lieu au Café l’Auriculaire de l’UQAR (E-030).

Les places étant limitées, il est préférable de se procurer un billet en prévente à la COOP de l’UQAR (D-108) au coût de 5 $. Ils seront néanmoins disponibles au coût de 7 $ à la porte.

vendredi 6 janvier 2012

Sur la route de la soie, à dos de chameau, les merveilles du désert

Texte de Christine Portelance, paru initialement dans Le mouton noir (1er janvier 2009).

À dos de chameau, dans le désert de Gobi - Photo : Christine Portelance
À dos de chameau, dans le désert de Gobi - Photo : Christine Portelance

Cette chronique de réflexions et de souvenirs de voyage a débuté à l’automne 2006 au retour d’un premier séjour en Chine de deux mois et demi, puis il y a eu un deuxième séjour de cinq mois en 2008. L’auteure compte retourner en Chine en mars 2009.
La chaleur, le balancement du chameau, les courbes des dunes, tout porte à la rêverie. En dodelinant, je ne peux qu’esquisser un sourire à la seule pensée de passer la nuit dans le désert. Douce jouissance d’un plaisir annoncé. Et puis, j’adore les mots désert de Gobi, aussi évocateurs que Tombouctou. Tant de voyages dans les mots!
Sous la lumière éblouissante, je plisse des yeux pour suivre les ondulations serpentines du sable. Euphorique, je me surprends à penser que nous aurions dû choisir l’excursion de trois jours, car arriver en chameau à Mogao – que nous avons visité le matin – eût été toute une sensation!
Dunhuang, notre point de chute, est une grande oasis très fertile en marge du désert de Gobi, au carrefour des pistes nord et sud de la route de la soie.
À 25 kilomètres au sud-ouest, Mogao. Un centre majeur de culte et d’enseignement bouddhique à partir de l’an 366, date de la construction de la première de ses 492 grottes peintes et sculptées. Un creuset où le bouddhisme indien se transmutera en bouddhisme chinois.
Chaque seigneur, au lieu de détruire l’image laissée par son prédécesseur pour la remplacer par la sienne, a choisi de respecter le lieu. S’y trouvent ainsi conservés 1000 ans d’art bouddhique : trente fois la superficie de la chapelle Sixtine. La construction des grottes et le travail des artistes ont été commandités par des mécènes. C’est ce qu’on appelle la culture, une caractéristique humaine en voie d’extinction, semble-t-il.
La dynastie Sui, de courte durée pourtant, en a bâti un grand nombre : l’art des Sui est fascinant, car, tout en étant bien chinois, on y distingue encore la fluidité d’une influence gréco-indienne. Avec les Tang, Mogao connaît son apogée ; dans les fresques apparaissent alors les apsara, ces fées volantes sans ailes devenues la marque du lieu.
Pour la visite, guide obligatoire. On me propose en anglais un guide anglais. Je réclame un guide français. L’employé chinois de rétorquer en souriant que je parle pourtant anglais. Tout sourire, je lui explique, en chinois cette fois, que ma langue maternelle est le français. La copine française qui m’accompagne aurait accepté d’emblée un guide anglais, mais lorsque nous croisons un groupe d’une quinzaine d’Américains retraités, puis un groupe d’une vingtaine de Chinois, elle apprécie grandement cette guide au français impeccable, juste pour nous deux. Si les Français ne réclament pas de service en français, pourquoi y aurait-il des services en français? Pourquoi les Chinois apprendraient-ils le français? Québec, quand tu nous tiens!
La découverte de chaque grotte, un ravissement. Fraîcheur et pénombre à l’intérieur, soleil brûlant à l’extérieur. Ce va-et-vient entre l’ombre et la lumière instaure une sorte de cérémonial. Au sortir de chaque grotte, notre guide a cette coquetterie bien chinoise d’ouvrir son ombrelle pour protéger sa blanche carnation, même pour ne faire que quelques pas. La visite terminée, elle nous salue et nous met en garde contre la chaleur : il fait 40 degrés sur le coup de midi.
Sans prévenir, mon chameau s’écrase dans le sable et refuse de bouger, le chamelier devra se faire persuasif pour le décider à s’ébranler à nouveau. Dix minutes plus tard, le chameau récidive en tentant cette fois de se débarrasser de son fardeau, c’est-à-dire moi. J’ai à peine le temps d’éviter que ma jambe soit écrasée sous son poids. Son maître devra user d’autorité et joindre le geste à la parole. À nouveau juchée sur la bête, je crois comprendre sa réticence par cette chaleur quand nous commençons à escalader les dunes, mais c’est dans les descentes que je deviens craintive : retenu par la bride, obligé de freiner son élan, ce mâle rétif descend de biais, et j’ai toujours l’impression qu’il lui suffirait d’un mouvement d’humeur pour m’éjecter cul par-dessus tête.
Puis, assise sur une crête, je hume la lumière rose au baissant du jour : the sky is like skin, dirait Cohen. Dans le sable, une trace de scarabée.
Au campement, le guide a monté les tentes, préparé le feu. Avec des morceaux de racines, il a construit un grand dragon. Je lui offre de le prendre en photo ; il n’attendait que ça, il s’étend dans le sable au côté de la bête fabuleuse, le menton dans sa paume. Son sourire évoque celui du grand Bouddha couché.
La nuit étend son ombre. Jamais dormir à la belle étoile ne m’avait paru plus juste expression. Mais y a-t-il des scorpions? Or je ne connais pas le mot scorpion en chinois. Lorsque je tente la question, le guide me répond qu’il y a des serpents et que l’on doit dormir dans la tente.
Allongée sous la tente, la tête dehors, je regarde ces points scintillants de plus en plus nombreux, puis la Voie lactée qui apparaît, compacte. Tous les atomes de mon corps s’agitent, excités par tant de beauté : je ne pourrai fermer l’œil de la nuit. Je comprends pêle-mêle les peintures de Mogao, le chant, la danse, la musique, les contes sous les étoiles, la quête des Rois mages même…
Je comprends que, privée de beauté, l’humanité est malade, malade de ne plus voir la voûte céleste, de ne plus sentir la courbure de l’univers. Pourquoi les gens aiment tant la mer, si ce n’est par besoin, inconscient peut-être, de voir loin, de sentir cette courbure du ciel et de la terre?
Le ciel pâlit, l’image s’inverse lentement.
Sur le chemin du retour, le guide marche devant, pieds nus dans le sable tiède ; il prend un malin plaisir à nous pointer chaque trace de serpent.
Dans le balancement du chameau, mon corps me dit qu’une expédition de trois jours n’eût pas été réaliste…